12 mai 2008
Star Wars Legacy, tome 1: Annéanti
Scénario : John Ostrander
Dessin : Jan Duursema
Couleurs : Brad Anderson
Editeur : Delcourt
Un temple Jedi est sauvagement attaqué : un Empereur est trahi ; et l'ordre Sith que l'on pensait disparu refait surface plus terrifiant que jamais. Au milieu de ces événements qui mettent la galaxie à feu et à sang, et alors que les héros de l'Alliance Rebelle ont disparu depuis plus d'un siècle, un homme se débat face à un dilemme : doit-il réclamer un héritage qui lui revient naturellement et tenter de sauver la galaxie, ou bien tourner le dos aux siens et les laisser se débattre face à un destin pire que la mort ? Cet homme se nomme Cade Skywalker... Et il est le dernier représentant d'une lignée qui a laissé à jamais des traces aux confins de la galaxie... Le futur de tout l'univers Star Wars débute avec cette série située plus d'un siècle après l' " Episode VI : Le Retour du Jedi ".
Se déroulant plus de 130 ans après l’Episode VI, Legacy est l’œuvre d’Ostrander et Duursema, déjà responsable des comics Clone Wars sorti chez Delcourt.
Cette saga, placée assez loin chronologiquement de la trilogie classique, permet à Ostrander une totale liberté et peut littéralement zapper les évènements en cours et futurs du cycle du Nouvel Ordre Jedi. Rien ne l’empêchera de prendre compte des évènements de ce cycle dans de futurs numéros (la série ayant une durée supérieure à 50 numéros pour le moment).
Le héros ou plutôt anti-héros est Cade Skywalker, un ancêtre de Luke. Et autant le dire que Cade est une ordure. Motivé par le gain, prêt à se droguer pour détruire son lien avec la Force, reniant son héritage, Cade n’est pas le héros qu’était Luke.
Pourtant c’est le seul espoir de la galaxie pour lutter contre les Sith. Lui et la résistance, enfin les résistances. Car il y a une résistance républicaine et une résistance impériale, composée de Chevaliers Jedi Impériaux et de l’ex-empereur Roan Fel.
Concernant les Sith, contrairement aux préceptes des Sith « un maître, un apprenti » qui a été instauré depuis l’époque de Dark Bane, le nouvel ordre a un chef, Dark Krayt, et de nombreux hommes de mains.
John Duursema assure la partie graphique, son dessin est vraiment magnifique et fait réaliste.
De plus il rend les scènes d’actions vraiment dynamiques.
Doté d’un scénario intéressant , de superbes dessins, Star Wars Legacy commence fort. La série s’annonce dors et déjà comme un incontournable.
Le second tome est déjà sorti, le troisième est prévu pour juin.
Avis : Un must !
11 mai 2008
Shinobido Imashime
La genèse du jeu d’infiltration ninja : Tenchu
Il y a maintenant plus de 10 ans, les jeux d’infiltrations étaient rares, très rares. Il y avait quelques exceptions bien entendu parmi lesquelles figuraient Hitman, Metal Gear Solid et Tenchu.
Tenchu était le premier jeu d’infiltration dans lequel le joueur pouvait incarner un ninja.
C’est donc en 1998 que sorti Tenchu, premier jeu du studio Acquire.
Et ce premier jeu fut leur premier succès. En effet à l’époque le jeu était révolutionnaire, le joueur devant tuer ses ennemis en silence, sans se faire voir, dans le but du bon déroulement de la mission et d’obtenir la récompense suprême, un nouvel objet dans son inventaire, et surtout le titre de Grand Maître.
Autre chose de révolutionnaire dans Tenchu, c’était bien entendu le système des Stealth Kills, ou meurtres furtifs, qui permettaient au joueur de tuer son adversaire quelque soit sa position par rapport à ce dernier, si celui-ci ne vous remarque pas. On pouvait égorger, désarticuler, planter, ou découper (même décapiter) ses pauvres gardes faisant leurs rondes.
Doté d’une paire de héros charismatiques, Tenchu, même si pauvre graphiquement, conquit de nombreux joueurs.
Et c’est ainsi que sorti une nouvelle version la même année, au Japon, avec de nouveaux niveaux et nouveaux objets .
Un an plus tard, en 1999, Tenchu Shinobi Hyakusen sorti. Ce disque additionnel comportait 122 missions et un éditeur de niveau. Cet add-on n’est sorti qu’au Japon.
En 2000, Tenchu 2 sort enfin. Petit rappel à la fin du premier épisode Rikimaru et Ayame avaient vaincu le Seigneur Mei-Oh et sauver la Princesse Kiku. Malheureusement il y eut un éboulement dans la caverne dans laquelle elle était retenue prisonnière. Rikimaru souleva le rocher bloquant la sortie de la caverne et Ayame put sortir avec Kiku. Mais Rikimaru sembla y avoir laissé la vie.
Donc Tenchu 2 vit le retour de Rikimaru, mais ce Tenchu 2 était une préquelle. On retrouvait donc un Rikimaru et une Ayame plus jeune, et aussi leur aîné, le très charismatique et puissant Tatsumaru.
Tenchu 2 disposa d’améliorations tel que de nouveaux objets, de nouvelles techniques et mouvements. En effet nos ninjas pouvaient enfin nager et utiliser un tube en bambou pour respirer sous l’eau. Une technique dont le joueur pouvait abuser sauf que ces petits malins de chez Acquire on introduit de nouveaux ennemis tel que le requin.
Ce jeu, comme son prédécesseur, fut bien accueilli et la communauté de fans s’agrandit. Ces derniers s’échangeaient leurs niveaux car oui, l’éditeur de niveaux venait d’arriver pour les américains et les européens.
Tenchu devint une saga essentielle. Et malheureusement devant tant de succès et l’envie d’exploiter le filon, Tenchu connu son déclin.
Le déclin d’une saga
Tenchu était considéré comme le jeu ultime de ninja et le passage à la nouvelle génération de consoles nous garantissait un nouvel épisode sur Playstation 2.
Et celui-ci ne se fit pas attendre longtemps. En 2003, sortit Tenchu 3, la colère divine.
La licence était de retour, cette fois l’histoire du jeu se déroulait bien après le premier opus.
Rikimaru était de retour, il avait survécu à l’éboulement en trouvant un portail temporel et sauta dedans. De retour un an après sa disparition il se remit aux services du Seigneur Godah.
De nouvelles techniques furent introduites ainsi que de nouveaux coups, de nouveaux objets…
Mais la sauce prenait moins. Car malgré le retour de la franchise Tenchu et de Rikimaru, il manquait quelque chose d’essentiel : les développeurs d’Acquire.
Ces derniers ont été remplacé par ceux de From Software. Tenchu 3 est une copie des épisodes précédents, avec un scénario moins captivant mais de bonnes idées toutefois et d’assez beaux graphismes pour l’époque.
En 2005, Tenchu Kurenai arrive, ce jeu fait le pont entre le premier et le troisième épisode. Il narre les aventures d’Ayame pendant l’année d’absence de Rikimaru, et introduit un nouveau personnage, Rin.
Le jeu est moins bon que le précédent, quelques bonnes idées mais très peu exploitées font que la sauce prend encore moins.
Mais la licence Tenchu empira au fur et à mesure que les sorties se multiplièrent. On eut donc droit à l’horrible Tenchu : Dark Secret sur Nintendo DS, Tenchu : Time of The Assassins sur PSP où on ne voyait pas plus loin qu’un mètre et le comble du comble, Tenchu Z sur X-Box 360 dans lequel le joueur doit créer son propre personnage, personnage qui au final ne ressemble à rien et n’a pas une once de charisme.
La franchise est aujourd’hui foutue et sortir un nouveau Tenchu serait vraiment irrespectueux pour les fans de la première heure.
Le retour aux sources
Pendant ce temps chez Acquire, il a fallu 2 ans pour attendre leur nouveau projet.
Way of the Samurai sorti en 2002. Ce jeu dans lequel le joueur incarne un rônin (samurai sans maître), propose un système de jeu original. En effet suite à différents choix de la part du joueur, ces choix influent sur le déroulement de l’histoire. Il y a 7 fins différentes au total.
2 ans plus tard, Way of the Samurai 2 sorti ainsi que Samurai Western, la même année.
C’est fin 2005 qu’Acquire renoua avec les ninja. Shinobido Imashime fut annoncé.
Un jeu de ninja par l’équipe des Tenchu d’origine. Un pur bonheur pour les fans.
Shinobido Imashime raconte l’histoire de Goh, un ninja du clan Asuka, qui a perdu la mémoire. Il apprendra que son âme a été scindé en huit fragments et devra partir à la recherche de ceux-ci pour retrouver la mémoire.
Pour avoir des informations sur ces fragments, Goh devra travailler pour 3 seigneurs ayant toute le même but, contrôler la province d’Utakata.
Le problème est que ces 3 seigneurs complotant les uns contre les autres, Goh devra être discret pour ne pas perdre leur confiance.
Pour ce jeu, Acquire a gardé le système de Way of the Samurai à savoir celui des choix qui influent sur l’histoire.
Il y a aussi un système de confiance vis-à-vis des différents seigneurs. Si celui-ci est bas ou nul, le seigneur fera tout pour vous rendre la vie impossible. S’il est haut, il vous confiera des missions plus complexe mais mieux payées.
Car oui vous êtes payé et cela vous permet de vous procurer des objets ou des ingrédient qui permettent de créer de nouveaux objets grâce à l’alchimie. Il n’y a pas moins de 150 objets différents dans le jeu.
Contrairement à Tenchu, les missions ne relèvent pas toutes de l’assassinat, le joueur devra protéger des personnes, escorter des carrioles, livrer des plans d’arc, richesses ou documents, tuer tout le monde, assassiner des généraux, enlever des gens, libérer d’autres…
Bref pas mal de possibilités de missions mais gâché par un point, le manque de niveaux. Il doit y avoir 8 niveaux différents seulement. Alors oui les objectifs sont différents mais c’est fort dommage d’explorer les mêmes niveaux à maintes reprises.
Autre point négatif, l’IA étrange des ennemis. Autant certains sont très cons, autant d’autres ont des réactions étranges, même lorsque le joueur est caché, l’ennemi peut le trouver.
Malgré ces quelques point négatifs, Shinobido Imashime est pour moi la nouvelle référence du jeu de ninja.
J’espère qu’il y aura une suite, ou un second épisode n’ayant aucun rapport et surtout que From Software ne pourrira pas cette licence.
Avis : Un must pour les fans de Tenchu de la première heure.
10 mai 2008
Dédicace d'Humberto Ramos
Le 30 Avril dernier, à 4h40, un jeune homme bien motivé s’éveilla pour une journée qui s’annonçait magique. Ce jeune homme, c’est bien entendu votre serviteur.
Passé la douche, je parti vers 5h00 de chez moi pour retrouver un ami en bas de chez lui à 5h10.
5h15, l’ami en question descend enfin de chez lui et nous nous dirigeons vers le métro afin de prendre le premier métro. Manque de bol c’est le second que nous aurons.
6h15, nous sommes enfin arrivé devant Album Comics. Déjà 3 personnes étaient présentes mais nous étions sûrs d’avoir notre dédicace.
10h00 la magasin est sur le point d’ouvrir et il y avait déjà près de 30 personnes à attendre. Manque de bol pour ceux derrière, il n’y avait que 20 tickets et pas un de plus.
Une fois le ticket tant convoité en main, direction Châtelet pour aller voir Iron Man, qui sortait le jour même.
Une fois le film vu (grand film au passage), direction Quick pour manger.
Une fois le déjeuner passé, retour à St Michel pour attendre 15h00 et l’arrivée d’Humberto Ramos.
Ce dernier fera les dédicaces au stylo bille. Plus mon tour s’approchait plus j’avais hâte d’être devant Humberto.
Et là c’est le drame. Voulant demandé Mystique à Ramos, la personne juste avant moi, un privilège lui demanda.
A ce moment là je ne savais plus vraiment quoi lui demander…
Et c’est fort dommage que cet incident arriva car la Mystique était tout simplement magnifique tout comme le Gambit, le Wolverine, le Hellboy d’avant.
Arrivé devant Ramos j’étais vraiment tout content de le revoir. Car Ramos, en plus d’être un dessinateur vraiment talentueux, est une personne très sympathique et chaleureuse.
Je lui demande donc Iron Man mais ça vous avez déjà pu le constater.
Un Iron Man de toute beauté que je ne cessais de contempler pendant de longues minutes.
Petite anecdote, lorsque Ramos dessinait mon sketch d’Iron Man, il reçut un coup de fil de Paul Jenkins.
Une fois sorti du magasin à 17h15, des souvenirs pleins la tête, mon ami et moi rentrèrent sur Asnières ou la longue journée continua pour encore 9 heures.
Mais ça c’est une autre histoire…
22 avril 2008
Cat Shit One tome 1
Editeur français: Glénat
Editeur japonais: Softbank
L’histoire débute au milieu des années 60 pendant la Guerre du Vietnam. Nous suivons donc les aventures de l’unité Cat Shit One, un groupe de soldats avec à sa tête le Sergent Perkins.
Cette unité composée de lapins américains enchaîne les actions contre les chats vietnamiens. Ils croiseront les cochons français ainsi que les chinois panda mais aussi les singes coréens.
Oh c’est mignon!
Bien que les protagonistes soient des animaux, cette œuvre n’est pas à confier aux enfants. On pourrait croire que le contraire pourtant non. Kobayashi, l’auteur a visiblement effectué un travail monstrueux à se renseigner car tout semble vraiment réaliste; c’est même immersif, l’auteur nous décrivant les codes, la langage, la vie des protagonistes, mais aussi, par le biais de pages entre chaque chapitre, énumère différentes dates, opérations et explique même le fonctionnement et les particularités des armes utilisés par les différents camps.
Ajouter à cela que comme tout récit ou film sur la guerre, Cat Shit One apporte son lot de morts, des morts violentes dans les deux camps, et cela justifie le fait que ce manga soit classifié parmi les seinen.
Is it good or is it bad?
Ce manga est vraiment prenant du fait de l’énorme travail de recherche effectué par l’auteur, de ses protagonistes attachants, de son ambiance particulière.
Peut-on le mettre entre toutes les mains ? Oui, car le manga est historique et le lecteur n’est pas confronté au problème du sens de lecture, ce dernier étant dans le sens occidental.
Et pour les fans de manga ça ne peut leur faire de mal, ça changera des Naruto, Bleach ou autre shonen à la mode.
Bref, CSO est une lecture que je conseille à toutes et à tous, vous pouvez l’acheter les yeux fermés ou du moins l’essayez par simple curiosité.
La série est relativement courte, 3 volumes auquel on ajoute un volume 0 sorti après le troisième.
13 avril 2008
Songes Tome 1
Scénario : D. Filippi
Dessin : T. Dodson
Couleur : Dodson et Rendon
Editeur : Les Humanoïdes Associés
Songes est l’histoire de Coraline, une belle jeune femme se présentant au poste de préceptrice dans une riche propriété. Elle sera accueilli par le majordome qui lui fera le tour de la propriété, de ses immenses jardins…
Le rôle de Coraline sera de divertir Vernère, jeune garçon à l’esprit créatif, un inventeur de génie malgré son jeune âge. Ce jeune homme, à fort mauvais caractère, ne s’amuse guère et ne pense qu’à ses machines.
Coraline s’installe au manoir, mais la nuit, lorsqu’elle est endormie, elle fait d’étranges rêves qui semblent bien réels…
Sorti en décembre 2006 et bien vite épuisé, Songes est écrit par Denis Pierre Filippi et dessiné par celui que vous connaissez tous, Terry Dodson (Generation X, Trouble, Wonder Woman…). C’est pour Dodson mais aussi parce que l’on m’en a parlé que je me suis résolu à prendre ce premier tome avec son carnet de croquis (présent uniquement dans la réédition du premier tome). N’étant pas très fan de franco-belge, j’ai hésité mais aimant les dessins de Dodson, la prise de risque se faisait moindre.
Quoiqu’il en soit je ne vais pas vous raconter ma vie. Je sais bien que derrière votre écran, vous devez vous poser la question suivante : l’album vaut-il le coup ?
Et bien pour la réponse vous devrez encore un peu patienter. Songes doit être une série complète en 3 albums. Cependant 2 ans après le second album n’est toujours pas sorti. Apparemment le second devrait sortir cette année, à la fin de l’année pour être plus précis.
Oui ça prend du temps, mais les dessins de Dodson sont somptueux, magnifiques, que ça soit pour l’héroïne mais aussi pour les machines, les paysages.
Car oui comme vous devez le savoir c’est la belle Coraline et ses formes généreuses qui tiennent le devant de la scène. En effet étant l’héroïne et disposant de peu de personnages sur le devant de la scène, le récit de Filippi s’intéresse non seulement aux vaines tentatives d’amuser le jeune maître de maison, mais aussi à ses songes pour le moins étranges.
Pour le moment il y a beaucoup de zones d’ombres concernant ces derniers. Sont-ce vraiment des songes ? Ou est-ce une réalité bien étrange ?
Ce premier tome est vraiment prometteur. Même si la suite se fait attendre, le résultat sera espèront le à la hauteur. En tout cas pour le moment c’est bien parti.
Une série à suivre donc. Une lecture que je conseille, vous n’en serez pas insensible.
Avis : Conseillé
11 avril 2008
Yotsuba tome 1
Editeur : Kurokawa
Comme vous avez pu le remarquer il y a une jeune fille aux cheveux verts sur la bannière de ce blog. Il était donc temps de faire les présentations officielles. Elle, c’est Yotsuba Koiwai, petite fille de 6 ans qui emménage avec son père dans une nouvelle ville.
Jusque ici tout est normal, sauf que Yotsuba est tout sauf une petite fille normale. Elle découvre sa nouvelle ville, sa nouvelle maison, ses nouveaux voisins et moult choses. Et c’est là que le comique entre en scène, car les choses banales de la vie de tous les jours émerveillent la petite Yotsuba.
Certains lecteurs la trouveront niaise, d’autres attendrissante. Néanmoins et quel que soit votre opinion, cette jeune héroïne ne pourra que vous faire sourire.
Yotsuba ou Yotsuba to! est écrit par Azuma Kiyohiko à qui l’on doit Azumanga Daioh.
Contrairement à ce dernier qui était sous forme de comic-strip, Yotsuba est composé de chapitres, et chaque chapitre est une histoire dans laquelle Yotsuba découvre quelque chose.
Ce manga drôle et frais est un must que tout le monde se doit d’essayer.
C’est un manga qui peut convaincre ceux n’étant pas fan de manga à la base.
Avis : Archi-Conseillé !
10 avril 2008
Free Comic Book Day: Dark Horse 2007
Ce numéro offert lors du Free Comic Book Day contient trois histoires tirées de trois séries.
-Celle qui tient la vedette est The Umbrella Academy, mini-série en six numéros, écrite par Gerard Way (le chanteur de My Chemical Romance) et dessinée par Gabriel Ba (dessinateur du magnifique Casanova). Les covers sont illustrées par James Jean (cover artist de Fables).
The Umbrella Academy débute par la mort de Sir Reginald Hargreeves, alias The Monocle, qui permettra le rassemblement de sept héros dôtés de pouvoirs qui devront lutter pour sauver le monde et malgré leurs problèmes personnels.
Ici, dans cette histoire servant à présenter les protagonistes, The Monocle est encore en vie. L'équipe devra faire face à Murder Magician et son assistante simplement appelée The Assistant qui auraient tué The Rumor alors que cette dernière est bien vivante...
Au final cette introduction promet une mini-série intéressante de part son ambiance mais aussi grâce aux magnifiques dessins colorisés par Dave Stewart (Hellboy).
Je reparlerai bientôt de cette mini série.
-Aussi au sommaire de ce numéro spécial du FBCD une autre série limitée: Pantheon City par Ron Marz et Clement Sauvé.
Autant le dire tout de suite je n'ai pas accroché. Les dessins sont plutôt réussis mais l'histoire et l'ambiance ne me disent rien du tout.
Pantheon City racontera comment Sam, une jeune femme qui veut démarrer une nouvelle vie, se retrouve en danger à peine franchi les murs de Panthéon City, une ville futuriste dans laquelle les robots sont à toutes les échelles de la société et qui est protégée par l'un d'entre eux, Hal 9000.
-Outre Umbrella Academy et Pantheon City, on retrouve une autre série limité: Zero Killer.
Ecrit par Arvid Nelson (Rex Mundi) et dessiné par Matt Camp, l'histoire se situe dans un monde alternatif dans lequel New York a été réduite en cendres suite à une holocauste nucléaire lors d'une guerre entre l'URSS et les Etats-Unis en 1973. Dans cette ville détruite et en partie recouverte par l'océan, règnent les gangs.
De nos jours, Zero est un chasseur de primes traquant les renegats en échange de nourriture et d'équipement de survie. Il est né dans les cellules de la prison de Riker's Island et étudie les arts martiaux dès son plus jeune âge.
J'ai beaucoup aimé ce court extrait de ce futur titre. Les dessins sont superbes, l'histoire a l'air pas mal. Actuellement 3 numéros sont sortis.
Bilan: Au final ce comic gratuit vaut vraiment le coup et nous présente ces trois futures mini-séries, chacunes ayant un style particulier (super héroïque étrange, SF et action). Le seul regret que l'on peut en tirer c'est justement le côté limité de ces trois titres.
Quoiqu'il en soit c'est un régal pour les yeux et on espère de tout coeur que Dark Horse multiplie les titres comme celà ou donne suite à d'autres numéros si ces titres recontrent du succès.
30 mars 2008
Star Wars, le côté obscur tome 9: Dark Bane
Scénario : Darko Macan
Dessin : Ramon Bachs
Editeur : Delcourt (collection Contrebande)
Résumé : Dix siècles avant l'arrivée au pouvoir de l'Empereur Palpatine et de son serviteur Dark Vador, les Jedi et les Sith se livraient une guerre sans merci. Les pertes étaient importantes pour les deux camps, contraignant les Jedi, notamment, à enrôler de jeunes recrues sans avoir eu le temps de les former correctement à l'usage de la force, les laissant sans défenses face aux tentations du côté obscur de la Force. Sur la planète Ruusan, Le Seigneur Kaan affronte les troupes du Grand Maître Jedi Hoth. Trois cousins vont se trouver mêlés à ce conflit et, par leurs choix, détermineront l'avenir des Sith.
Ce neuvième numéro contient la mini série Jedi vs Sith paru chez Dark Horse Comics et déjà paru chez Dark Horse France il y a quelques années.
Pour ceux qui comme moi on toujours voulu savoir d’où venait la règle des deux ou du maître et de l’apprenti, cet album est fait pour vous.
Pour commencer les Sith sont en grand nombre comme ce fut le cas dans les temps anciens plus milliers d’années auparavant. Le lecteur assiste à une lutte entre deux camps, les Jedi, bien différents des sages combattants tel que nous les présentaient les deux trilogies, car n’hésitant pas à employer des enfants ou des vieillards pour entrer en guerre contre les Sith ; et des Sith, bien plus nombreux, moins calculateurs, mais plus violents.
Parmi ces Sith on assiste à une lutte de pensée entre Dark Kaan et Dark Bane. L’un pense que l’union fait la force, l’autre que l’union des sith affaiblit la puissance du côté obscur.
Les actions des différents protagonistes amèneront la situation que chacun connaît pour avoir vu les différents films (à savoir un maître, un apprenti).
Darko Macan décrit une période rude et sanglante de l’histoire des Jedi. De plus l’attitude de ces derniers ne va pas redorer leur blason. Certains sont aussi sanguinaires que des Sith, s’intéressent à leur apparence et à leur sécurité plutôt qu’au sort de la galaxie.
Le dessin de Bachs est excellent mais c’est assez déstabilisent. On dirait un univers de Fantasy assez enfantin qu’on pourrait croire cet album accessible à tous.
Et bien non car c’est assez violent, sanguinolent.
A croire que cela a été fait exprès pour choquer le lecteur. Car oui eu final c’est un choc pour le lecteur de découvrir que la mythe du Jedi n’est pas comme ce que l’on croyait.
Bref, ce tome est un bon moment de lecture. Dommage qu’on n’en sait pas plus entre ce qui se passe entre les évènements de ce tome et La Menace Fantôme.
Avis : Indispensable pour ceux qui voulait en savoir davantage sur les Sith.
Justice League: The New Frontier
Adaptation du comic-book du même nom de Darwin Cook, The New Frontier était attendu par tout le monde. Deuxième production de DC Universe Movies, ce New Frontier est-il à la hauteur de son prédécesseur, Superman : Doomsday ?
On peut dire que la pari est réussi. Car là où Superman : Doomsday est réussi, c’est au niveau des scènes d’actions, ne s’attardant trop peu sur la personnalité des différents protagonistes.
Et c’est là le point fort de The New Frontier. Chaque personnage est correctement présenté et les deux personnages principaux sont mis à nu.
Autre point fort, le doublage qui est excellent. Les dessins sont old school (pour coller à son homologue papier), l’animation est correcte, la bande son colle bien. Il y a de multiples clins d’œil dans le film.
Le point faible de l’histoire est bien entendu les scènes d’action, il y en a peu, mais seule celle de la fin, la principale menace est mémorable.
On peut reprocher aussi au film sa courte durée, 75 minutes générique de fin compris.
Hormis ces points faibles, le film est excellent, intéressant, j’aurais tellement voulu qu’il soit un peu plus long mais cela reste correcte.
Concernant les bonus du dvd je ne m’y suis pas penché. Il y a 2 commentaires audio, un aperçu de Batman Gotham Knight et un documentaire sur la Justice League.
Il existe aussi une version 2 dvd avec d’autres bonus. Pour en savoir plus je vous invite à faire un petit tour ici : http://www.latourdesheros.com/DC_Movie/Medias/JL_New_Frontier_2disques.htm
The New Frontier ne déçoit pas du tout, il est fort regrettable qu’il n’y ai aucune sortie de prévu en France. Autant Gotham Knight a de fortes chances de sortir car il fait le pont entre Batman Begins et The Dark Knight, autant New Frontier comme Superman : Doomsday semble être négligé par Warner France.
Reste l’espoir de les voir un jour dans F3X, un espoir bien faible toutefois.
Avis: Conseillé
07 mars 2008
The Punisher: Welcome Back Frank
The Punisher : Welcome Back Frank tpb
(contient Punisher (v5) #1 à 12)
Scénariste : Garth Ennis
Dessinateur : Steve Dillon
Covers : Tim Bradstreet
En avril 2000, il marquait son retour dans la gamme Marvel Knight, après une première mini dans laquelle il était envoyé par les anges pour dessouder du démon et botter le cul au diable.
Pour son retour, fini les anges, les démons, le surnaturel, fini la mini série et bienvenue à la maxi série.
Le Punisher est de retour pour 12 numéros au cours desquels 110 personnes mourront de sa main ou de la main de 3 dingues se prenant pour des justiciers et nommés The Holy, Mr Payback et Elite.
En plus de ses personnages haut en couleurs, on retrouve les principales cibles de Frank Castle à savoir les mafieux, tous sous les ordres de Ma Gnucci.
D'autres protagonistes attachants cette fois, sont aussi présents. Ainsi on retrouve Spacker Dave, Mr Bumpo (le monsieur à forte corpulence) et Joan, la timide et peureuse voisine. On retrouvera ses personnages d'ailleurs dans le film (ou nanar) qui seront respectivement joués par Ben Foster, John Pinette et Rebecca Romjin Stramos.
Présent également dans cette maxi série, les agents Soap (un vrai loser) et Von Richtofen (une lesbienne détestée par son chef car elle refusa de coucher avec lui) qui seront chargés de traquer tout ce petit monde.
Garth Ennis nous livre un récit à la fois prenant, choquant et hilarant.
Hilarantes sont les morts des mafieux, cela va du simple coup de feu, au coup de hache, en passant par le coup de couteau, ou à la décapitation par un ours blanc fâché (et oui un punch du Punisher énerverait plus d'un animal), au mafieux bouffé par les piranhas, ou encore à l'étouffement par le biais de Mr Bumpo. Morts hilarantes pour le lecteur, douloureuses pour les protagonistes, mais morts choquantes par moments car c'est un vrai carnage, que dis-je une vrai boucherie.
Comme le dit Garth Ennis en guise d'introduction, ne voyez en rien une étude sur la personnalité du Punisher. C'est du 100% kick ass action, c'est un blockbuster, c'est un John Woo puissance mille, c'est du Dirty Harry énervé.
Les dessins de Dillon sont de bonnes factures.
Au final cette maxi a marqué les esprits d'une part grâce à ces personnages attachants et aux vilains qui ont une vraie présence (mention spéciale à l'ignoble Ma Gnucci ou au Russe), une histoire qui se lit d'un trait avec plaisir et surtout beaucoup de fun.
Ce succès a permis la naissance d'une série régulière toujours avec Ellis aux manettes.
D'ailleurs Ennis et le Punisher c'est une vraie histoire d'amour qui durera 8 ans et qui débouchera sur une nouvelle série dans une autre ligne: la ligne MAX, la ligne adulte, avec un Punisher plus cruel et avec de vrais raclures face à lui.
Malheureusement cette histoire d'amour s'arrêtera dans quelques mois, Ennis quittant le titre après l'arc en cours.
Avis: Conseillé à tous




